Les portraits de l'engagement

Michèle Bauerlé

Qui êtes-vous ?

Je suis la directrice artistique de Systèmes K, un collectif d’art pluridisciplinaire. Je travaille sur des concepts autour desquels je réunis des artistes, comédiens, plasticiens, musiciens, etc. Nos projets artistiques s’adressent à l’humain et soulèvent des sujets complexes, car l’humain est complexe. Nous nous intéressons à l’environnement sociologique de l’homme qui tente d’exister, de se confronter au monde ambiant et qui cherche à créer des relations avec les autres. Nous sommes très intéressés par l’intime et l’individu. Nos créations partent de là.

Comment avez-vous rencontré le CCO ?

Ma relation avec le CCO est née d’une rencontre entre deux femmes, fin 2002, autour du projet « paroles de mère et paroles de père » qui s’intéressait à la manière dont les enfants grandissent dans un environnement très patriarcal. À l’époque, Fernanda Leite était à la recherche d’une compagnie pour établir une résidence de 3 ans au CCO. Je crois qu’elle a beaucoup aimé ma relation au territoire et aux habitants, surtout le fait que je sois en lien avec des groupes de femmes et que je décide de co-construire avec elles. Ce qui nous a plu au CCO, c’est cette recherche de sens et de diversité humaine. La quête de sens et l’envie de toucher le maximum de communautés et de groupes différents prime toujours sur l’économie. Systèmes K s’est donc installé au CCO pour plusieurs années, ce qui nous permet d’expérimenter beaucoup de choses.

Quelle est votre implication dans La Rayonne ?

Actuellement, je fais partie de l’occupation temporaire de La Rayonne dans laquelle je suis en résidence artistique. Ce que j’aime au CCO, c’est la liberté proposée. D’abord par la manière de gouverner qui est collégiale mais aussi par la capacité à s’entourer de gens qui sont aussi en quête de sens, autant dans le conseil d’administration que dans l’équipe. Il y a une vraie vision de la démocratie, de la liberté et un positionnement très ouvert. Au CCO, il y a un sens du collectif et du projet commun. C’est rare dans les associations qu’il y ait des administrateurs aussi forts et exigeants. Le CCO n’aura pas de mal à dire non à quelque chose qui ne correspond pas à l’éthique du lieu, quand bien-même elle serait lucrative. Il y a là un vrai sens de l’éthique. Ce qui est fort aussi, c’est l’ampleur des mises en œuvre avec des moyens réduits. Je pense que c’est rendu possible grâce à l’engagement des personnes qui œuvrent pour l’association. Les gens sont heureux de d’offrir ce qu’ils peuvent : leur temps, leurs connaissances, … Chacun peut y trouver sa place.

Pourquoi s’engager dans cette aventure ?

S’engager pour La Rayonne c’est semer des graines pour le futur. Quand on fait partie de ce projet, on sait qu’on participe à l’invention d’une mémoire commune sur le long terme. Il ne s’agit pas d’investir dans un moment unique mais dans un futur désirable qui repose sur l’ouverture aux autres et sur la solidarité. Au CCO, tous les jours ce sont des petites relations enrichissantes et jouissives. C’est un lieu qui rassemble des bâtisseurs. Je suis heureuse d’en faire partie. En partant, je saurais que j’ai moi aussi mis une pierre dans ce lieu.

Une définition de La Rayonne ?

La Rayonne est un lieu qui se construit grâce aux mystères cachés dans les individus.

Les portraits de l'engagement

Michèle Bauerlé

Qui êtes-vous ?

Je suis la directrice artistique de Systèmes K, un collectif d’art pluridisciplinaire. Je travaille sur des concepts autour desquels je réunis des artistes, comédiens, plasticiens, musiciens, etc. Nos projets artistiques s’adressent à l’humain et soulèvent des sujets complexes, car l’humain est complexe. Nous nous intéressons à l’environnement sociologique de l’homme qui tente d’exister, de se confronter au monde ambiant et qui cherche à créer des relations avec les autres. Nous sommes très intéressés par l’intime et l’individu. Nos créations partent de là.

Comment avez-vous rencontré le CCO ?

Ma relation avec le CCO est née d’une rencontre entre deux femmes, fin 2002, autour du projet « paroles de mère et paroles de père » qui s’intéressait à la manière dont les enfants grandissent dans un environnement très patriarcal. À l’époque, Fernanda Leite était à la recherche d’une compagnie pour établir une résidence de 3 ans au CCO. Je crois qu’elle a beaucoup aimé ma relation au territoire et aux habitants, surtout le fait que je sois en lien avec des groupes de femmes et que je décide de co-construire avec elles. Ce qui nous a plu au CCO, c’est cette recherche de sens et de diversité humaine. La quête de sens et l’envie de toucher le maximum de communautés et de groupes différents prime toujours sur l’économie. Systèmes K s’est donc installé au CCO pour plusieurs années, ce qui nous permet d’expérimenter beaucoup de choses.

Quelle est votre implication dans La Rayonne ?

Actuellement, je fais partie de l’occupation temporaire de La Rayonne dans laquelle je suis en résidence artistique. Ce que j’aime au CCO, c’est la liberté proposée. D’abord par la manière de gouverner qui est collégiale mais aussi par la capacité à s’entourer de gens qui sont aussi en quête de sens, autant dans le conseil d’administration que dans l’équipe. Il y a une vraie vision de la démocratie, de la liberté et un positionnement très ouvert. Au CCO, il y a un sens du collectif et du projet commun. C’est rare dans les associations qu’il y ait des administrateurs aussi forts et exigeants. Le CCO n’aura pas de mal à dire non à quelque chose qui ne correspond pas à l’éthique du lieu, quand bien-même elle serait lucrative. Il y a là un vrai sens de l’éthique. Ce qui est fort aussi, c’est l’ampleur des mises en œuvre avec des moyens réduits. Je pense que c’est rendu possible grâce à l’engagement des personnes qui œuvrent pour l’association. Les gens sont heureux de d’offrir ce qu’ils peuvent : leur temps, leurs connaissances, … Chacun peut y trouver sa place.

Pourquoi s’engager dans cette aventure ?

S’engager pour La Rayonne c’est semer des graines pour le futur. Quand on fait partie de ce projet, on sait qu’on participe à l’invention d’une mémoire commune sur le long terme. Il ne s’agit pas d’investir dans un moment unique mais dans un futur désirable qui repose sur l’ouverture aux autres et sur la solidarité. Au CCO, tous les jours ce sont des petites relations enrichissantes et jouissives. C’est un lieu qui rassemble des bâtisseurs. Je suis heureuse d’en faire partie. En partant, je saurais que j’ai moi aussi mis une pierre dans ce lieu.

Une définition de La Rayonne ?

La Rayonne est un lieu qui se construit grâce aux mystères cachés dans les individus.