Julien Leclercq

Qui êtes-vous  ?

Je suis architecte associé de l’agence VURPAS ARCHITECTES.

Comment avez-vous rencontré le CCO ?

L’agence FACE A nous a sollicité pour la conception d’un ensemble de lots de l’Autre Soie. Nous avons découvert le CCO et son projet de La Rayonne en prenant connaissance du programme. Notre équipe a immédiatement été séduite par les actions du CCO, ses convictions, ses valeurs et l’énergie que mettent ses membres dans toutes les initiatives, le tout sans négliger l’esthétique qui s’y rattache. Il y a une vraie cohésion qui fait sens. Cela nous a donné une assise pour imaginer le projet.

Qu’allez-vous réaliser pour La Rayonne ?

Le projet ayant été pensé dans une globalité, nous avons voulu faire une proposition qui en soit le reflet, en évitant de découper et de concevoir de façon isolée chaque identité, comme c’est le cas habituellement. Le cœur du projet étant la salle de spectacle, nous avons organisé les locaux autour (accueil, pépinière, hall, foyer, bar, bureaux etc.). Le but est de garder un bâtiment largement ouvert sur la ville, à l’ouest ; sur le parc, au sud et sur la cour centrale, à l’est, qui est aussi un élément important du projet. Cette dernière permet de réunir toutes ses entités et de faire communiquer le bâtiment avec son environnement. Le lieu s’exprimera avec un rythme de baie et grâce à la forte tonalité donnée par sa couleur rouge.

Comment La Rayonne va s’inscrire dans ce quartier ?

La Rayonne s’inscrit dans une opération plus globale qu’est l’Autre Soie et dont le point d’ancrage est cet ancien IUFM. C’est un bâtiment très intéressant par la générosité des espaces qu’il offre, la tonalité de ses façades, sa toiture en brique… Nous souhaitons que notre projet architectural s’inscrive aussi dans cette filiation. Nous voulons éviter de composer une architecture trop abstraite, trop blanche ou trop lisse, mais plutôt colorée, un peu rugueuse et parfois imparfaite dans ses matières. Par ailleurs, nous avons voulu donner à la salle de spectacle cette tonalité vive, plus forte, pour qu’elle se démarque du reste.

On parle d’un tiers lieu culturel, quel impact cela a sur l’architecture ?

Le tiers-lieu est un endroit polyvalent qui doit fonctionner toute la journée et toute l’année. Nous souhaitons concevoir ce lieu pour qu’il soit vécu comme tel : bien éclairé, confortable, agréable, où on a envie de s’arrêter, de s’attarder, d’échanger, de s’asseoir, de se mettre dehors, à l’ombre ou au soleil… Nous avons imaginé la cour centrale à l’image d’une cour ancienne : un espace simple, laissant place à toutes les activités. On pourra voir un garçon qui joue au foot contre la façade, une camionnette qui entre, la porte d’un atelier qui s’ouvre, des logements au-dessus, des vélos garés… quelque chose de simplement vivant.

Quels sont les enjeux écologiques du projet ?

Le projet est soumis à une certaine certification : le BREEAM. Il y a des niveaux de performance à atteindre en termes de carbone et de consommation énergétique. Par ailleurs, nous sommes partis sur une architecture qui va dans le sens d’une sobriété énergétique : recours à des matériaux assez limité en quantité, à des matériaux qualitatifs, une certain adaptabilité du lieu (afin qu’il puisse évoluer dans ses usages à moyen terme et long terme), un bon accès à la lumière avec des menuiseries bois etc. Nous travaillerons également le réemploi, notamment grâce aux ressources disponibles sur le site. Par exemple, nous envisageons de travailler avec les clôtures du site et de les recomposer pour en faire des structures au plafond.

Une définition de La Rayonne ?

La Rayonne, c’est la volonté de composer la ville dans sa pluralité, en imaginant faire cohabiter du spectacle, du bureau et des logements. C’est un lieu qui s’ouvre sur l’extérieur.

Julien Leclercq

Qui êtes-vous  ?

Je suis architecte associé de l’agence VURPAS ARCHITECTES.

Comment avez-vous rencontré le CCO ?

L’agence FACE A nous a sollicité pour la conception d’un ensemble de lots de l’Autre Soie. Nous avons découvert le CCO et son projet de La Rayonne en prenant connaissance du programme. Notre équipe a immédiatement été séduite par les actions du CCO, ses convictions, ses valeurs et l’énergie que mettent ses membres dans toutes les initiatives, le tout sans négliger l’esthétique qui s’y rattache. Il y a une vraie cohésion qui fait sens. Cela nous a donné une assise pour imaginer le projet.

Qu’allez-vous réaliser pour La Rayonne ?

Le projet ayant été pensé dans une globalité, nous avons voulu faire une proposition qui en soit le reflet, en évitant de découper et de concevoir de façon isolée chaque identité, comme c’est le cas habituellement. Le cœur du projet étant la salle de spectacle, nous avons organisé les locaux autour (accueil, pépinière, hall, foyer, bar, bureaux etc.). Le but est de garder un bâtiment largement ouvert sur la ville, à l’ouest ; sur le parc, au sud et sur la cour centrale, à l’est, qui est aussi un élément important du projet. Cette dernière permet de réunir toutes ses entités et de faire communiquer le bâtiment avec son environnement. Le lieu s’exprimera avec un rythme de baie et grâce à la forte tonalité donnée par sa couleur rouge.

Comment La Rayonne va s’inscrire dans ce quartier ?

La Rayonne s’inscrit dans une opération plus globale qu’est l’Autre Soie et dont le point d’ancrage est cet ancien IUFM. C’est un bâtiment très intéressant par la générosité des espaces qu’il offre, la tonalité de ses façades, sa toiture en brique… Nous souhaitons que notre projet architectural s’inscrive aussi dans cette filiation. Nous voulons éviter de composer une architecture trop abstraite, trop blanche ou trop lisse, mais plutôt colorée, un peu rugueuse et parfois imparfaite dans ses matières. Par ailleurs, nous avons voulu donner à la salle de spectacle cette tonalité vive, plus forte, pour qu’elle se démarque du reste.

On parle d’un tiers lieu culturel, quel impact cela a sur l’architecture ?

Le tiers-lieu est un endroit polyvalent qui doit fonctionner toute la journée et toute l’année. Nous souhaitons concevoir ce lieu pour qu’il soit vécu comme tel : bien éclairé, confortable, agréable, où on a envie de s’arrêter, de s’attarder, d’échanger, de s’asseoir, de se mettre dehors, à l’ombre ou au soleil… Nous avons imaginé la cour centrale à l’image d’une cour ancienne : un espace simple, laissant place à toutes les activités. On pourra voir un garçon qui joue au foot contre la façade, une camionnette qui entre, la porte d’un atelier qui s’ouvre, des logements au-dessus, des vélos garés… quelque chose de simplement vivant.

Quels sont les enjeux écologiques du projet ?

Le projet est soumis à une certaine certification : le BREEAM. Il y a des niveaux de performance à atteindre en termes de carbone et de consommation énergétique. Par ailleurs, nous sommes partis sur une architecture qui va dans le sens d’une sobriété énergétique : recours à des matériaux assez limité en quantité, à des matériaux qualitatifs, une certain adaptabilité du lieu (afin qu’il puisse évoluer dans ses usages à moyen terme et long terme), un bon accès à la lumière avec des menuiseries bois etc. Nous travaillerons également le réemploi, notamment grâce aux ressources disponibles sur le site. Par exemple, nous envisageons de travailler avec les clôtures du site et de les recomposer pour en faire des structures au plafond.

Une définition de La Rayonne ?

La Rayonne, c’est la volonté de composer la ville dans sa pluralité, en imaginant faire cohabiter du spectacle, du bureau et des logements. C’est un lieu qui s’ouvre sur l’extérieur.